Saintélyon 2012: de la neige à gogo!

Saintelyon 2012

4 jours après sa 59ème édition, la Saintélyon a une nouvelle fois marqué les esprits. Même si elle est considérée comme une course simple par rapport à son faible dénivelé, cela reste une course de 70km qui a cette année et qui, comme en 2010, a été rendue particulière difficile en raison des conditions météorologiques.

Emmanuel Gault, Vainqueur de la Saintélyon 2012La semaine précédent la course, les compétiteurs savaient qu’elle ne serait pas simple cette Saintélyon 2012. Avec la chute des températures et la neige qui s’était invitée sur une partie du parcours, certains coureurs inscrits avaient laissé tombé les armes, ne se sentant pas la force de combattre cette course aussi vieille que légendaire. Comme moi, 1000 coureurs ne prendront pas le départ. Et sur les 12 000 coureurs qui ont illuminé de leurs frontales le départ, 3 000 ont dû abandonner sur le parcours. Chacun savourera sa victoire en franchissant la ligne d’arrivée, mais pour l’un des coureurs, cette neige avait une saveur particulière. Emmanuel Gault, du team Asics, a remonté un à un les obstacles qui aurait pu l’empêcher une fois encore de monter sur la première marche. 3 fois second sur les 3 dernières éditions, il a conjuré le sort, même si la concurrence était rude. Si le suivi live ne fonctionnait pas toujours très bien, on pouvait compter sur Sissi pour animer la page Facebook de Manu et suivre le coude à coude entre le futur vainqueur et Pierre-Laurent Viguier. On a même pu l’accueillir sur la ligne d’arrivée au bout de 5h16 de course! (merci Sissi!).

Cathy Dubois vainqueur de la Saintélyon 2012Chez les féminines, Karine Herry, la traileuse qui a tout remporté dans sa carrière sauf la Sainté… devra attendre 2013. Car Cathy Dubois ne comptait pas laissé filé l’opportunité de s’imposer sur ses terres lyonnaises et monte sur la plus haute marche du podium avec un temps de 7h13.

Pour la Runnosphère, l’association des blogueurs de course à pied, ce sont de belles courses qui ont été réalisées. Synonymes de partage, de sueur, de dépassement de soi mais aussi de délivrance et de grandes émotions à l’arrivée, la Saintélyon a encore marqué les esprits au sein de notre communauté, et vous pourrez bientôt retrouver leurs comptes-rendus de course sur www.runnosphere.org.

Nombreux sont également les « fans » Facebook de Greg Runner qui ont foulé la neige de la Saintélyon. Certains pour la première fois, pour d’autres, c’était un rendez-vous annuel. Merci à vous pour m’avoir faire vivre cette course à travers vos statuts et les photos que vous avez postez sur les réseaux sociaux, voire même les vidéos que vous avaient mises en ligne, telle que celle de William Guillot! Et bravo à tous pour votre course, et d’avoir été au bout dans ces conditions. Certains ont dû abandonner, mais je suis sûr que vous reviendrez plus fort l’année prochaine!

Si certains coureurs ont pris leur pied, pour d’autres,la féérie blanche s’est parfois transformée en enfer blanc. Ainsi, la sécurité a parfois été mise à rude épreuve; la surpopulation sur certaines portions de route a entraîné des bouchons, qui ont entraîné des comportements à risque de certains coureurs mal équipés. Dès lors, ces comportements pouvaient blesser d’autres coureurs. Dommage aussi que, côté supporters, le suivi live ne permettait pas toujours le suivi en « live »…

Mais les coureurs n’ont pas oublié non plus pourquoi ils étaient présents, et pourquoi ils avaient accepté d’en baver :
– le sourire et l’investissement des bénévoles,
– le bonne humeur ambiante,
– le fait de patienter tous ensemble avant l’heure du départ.
– la course en nocturne, avec le lune éclairant la neige,
– 50% route, 50% chemins
– 70km avec moins de 2000m de dénivelé,
– Parce que c’est la Sainté, et que tout le monde a envie de dire: « Bref, j’ai fait la Sainté!« .

Et pour toutes ces raisons, moi, c’est sûr, je reviendrai, et je serai présent sur la ligne de départ pour fêter les 60 ans de la Sainté et profiter de ce grand moment de fête!

6 commentaires

  1. Bon, je crois que je suis le chat noir, deux fois que je me rends sur la SaintéLyon et ce sont les deux seules éditions avec de la neige 😀
    Le départ par sas m’a bien été utile, en 2010 pour ma première sainté j’étais en fin de « peloton » et je m’étais pris de gros bouchons (mais bon, en même temps j’étais un petit « puceau » de la distance et ça ne m’aurai pas aidé d’être plus en avant). Cette année, dans le sas 7-9h (que j’ai respecté à pas grand chose >> 8h57 😀 quasi 3h de mieux que ma sainté de 2010) j’ai trouvé que c’était pas si mal et les seuls bouchons que j’ai eu étaient dans la partie sur les hauteurs de Saint-Étienne où il y avait quelques congères de neige impliquant un passage au pas, un par un.
    Par contre, les autres années ils avaient fait partir les relais en décalé si je ne m’abuse; en 2010 ils partaient après vu que je me rappelle avoir été doublé par des voitures (relais avec des frontales de folie) et en 2011 j’avais lu le CR de la team des Chauds Patates qui si j’ai bonne mémoire étaient partis 15 minutes avant les solo.
    Sinon, je me suis bien fait plaisir et je la retenterai surement, histoire de pouvoir faire une édition « normale ».

    • Merci Florent pour ce retour! Tu sais ce qu’on dit: jamais 2 sans 3. Alors préviens-moi si tu y vas l’année prochaine, histoire que je m’équipe pour la neige! 😉

  2. je serais curieux de voir les chiffres de répartition des chrono des arrivants vs. leur sas initial…

  3. Magnifique la photo au début de ton billet ! C’est féérique et très «Noël». En ce qui a trait à la course, les organisateurs sont victimes de leur succès.

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