ASICS SonicBlast 2 : plus légère, plus vive, mais toujours aussi explosive
La SonicBlast 2 arrive avec une promesse assez simple : conserver ce qui faisait le caractère très dynamique de la première génération tout en rendant la chaussure plus légère et plus fluide. ASICS a retravaillé sa plaque ASTROPLATE et fait évoluer sa combinaison de mousses pour obtenir une chaussure de route capable d’enchaîner les kilomètres rapides sans sacrifier l’amorti. Une évolution plutôt qu’une révolution, mais une évolution qui vise juste.
La SonicBlast 2 sera disponible à partir du 1er septembre 2026 au prix de 190 euros. Elle fait partie de la collection RISE & SHINE, mais c’est surtout son évolution technique qui mérite ici notre attention.
Fiche technique
Modèle : ASICS SonicBlast 2
Terrain : route
Type : supertrainer dynamique
Foulée : neutre
Poids : 255 grammes Homme ; 210 grammes Femme
Drop : 8 mm
Amorti : élevé
Mousses : FF TURBO SQUARED + FF BLAST MAX
Plaque : ASTROPLATE
Prix de vente conseillé : 190 €
Une SonicBlast 2 qui ne change pas de philosophie
ASICS n’a pas cherché à réinventer complètement la SonicBlast. Et c’est probablement une bonne chose.
La première génération avait trouvé une place intéressante dans la gamme BLAST : plus orientée vitesse qu’une chaussure d’entraînement traditionnelle, mais moins radicale qu’une véritable chaussure de compétition. La SonicBlast 2 conserve cette philosophie avec une construction à plaque et un amorti généreux.
La différence se joue davantage dans la manière dont les différents éléments travaillent ensemble.
La chaussure associe toujours deux mousses, FF BLAST MAX et FF TURBO², mais ASICS a fait évoluer leur interaction avec la plaque ASTROPLATE. Le résultat recherché est une foulée plus fluide et un retour d’énergie plus marqué.
Sur le papier, cela donne une chaussure capable de couvrir une bonne partie de la semaine d’entraînement : sorties quotidiennes, séances tempo, sorties longues et éventuellement compétition sur route.
Et c’est précisément cette polyvalence qui m’intéresse le plus.
Une plaque ASTROPLATE repensée
La grosse évolution de cette deuxième version se trouve sous le pied.
ASICS conserve son ASTROPLATE, une plaque en matériau composite plus souple et progressive qu’une plaque carbone classique, mais modifie sa géométrie. Elle adopte désormais une forme fourchue qui doit favoriser une transition plus naturelle entre l’atterrissage et la propulsion.
Ce choix est important. Une plaque carbone intégrale peut donner une sensation très directive, parfois assez exigeante lorsque tu ralentis. La SonicBlast 2 cherche au contraire à conserver une certaine liberté de mouvement.
Les premiers retours disponibles vont justement dans ce sens. La plaque apporte davantage de répondant lorsque tu accélères, mais sans transformer la chaussure en modèle de course rigide. Road Runner Sports décrit ainsi une chaussure capable d’alterner sorties faciles et séances rapides, avec une transition particulièrement fluide grâce à cette plaque fourchue.
C’est à mes yeux l’un des intérêts de cette SonicBlast 2 : tu peux profiter de la plaque sans avoir l’impression de devoir courir vite en permanence.
Le duo FF TURBO SQUARED et FF BLAST MAX
ASICS conserve également une construction à double mousse.
La FF TURBO SQUARED se trouve notamment dans la partie supérieure de la semelle intermédiaire. C’est elle qui apporte cette sensation de rebond et de dynamisme qui caractérise la famille BLAST.
La FF BLAST MAX complète le dispositif avec une base davantage tournée vers l’amorti et l’absorption des impacts.
Mais ASICS ajoute surtout un élément intéressant : un module trampoline en FF TURBO SQUARED qui prolonge la présence de cette mousse et travaille directement avec la nouvelle géométrie de l’ASTROPLATE.
L’objectif est clair : augmenter la sensation de propulsion sans simplement durcir la chaussure.
Cette combinaison explique pourquoi la SonicBlast 2 peut être intéressante pour un coureur qui veut une chaussure dynamique mais qui ne souhaite pas passer directement sur une chaussure de compétition.
14 grammes de moins : ce n’est pas anecdotique
Autre évolution immédiatement intéressante : la SonicBlast 2 perd environ 14 grammes par rapport à la génération précédente, à pointure équivalente.
ASICS annonce cette réduction sur une paire homme en taille US 9. Les mesures publiées par Road Runner Sports donnent environ 255 grammes.
Sur une chaussure aussi amortie, gagner une quinzaine de grammes est loin d’être négligeable.
C’est même probablement l’une des améliorations que tu ressentiras le plus facilement lorsque tu accélères. Une chaussure volumineuse peut rapidement devenir fatigante lorsque la fréquence de foulée augmente. Ici, ASICS cherche justement à conserver beaucoup de matière sous le pied tout en limitant la masse embarquée.
Le résultat attendu est donc assez logique : une chaussure qui donne moins l’impression de transporter son amorti.
Un amorti généreux sans tomber dans le moelleux
La SonicBlast 2 reste une chaussure à amorti élevé. Les données disponibles annoncent un drop de 8 mm et une hauteur importante sous le pied.
Mais il ne faut pas l’imaginer comme une chaussure destinée uniquement aux footings tranquilles.
Son intérêt est justement dans le contraste entre la quantité de mousse et le dynamisme de l’ensemble. Tu disposes d’une plateforme suffisamment protectrice pour accumuler les kilomètres, mais la plaque et les mousses te donnent envie de remettre du rythme.
C’est ce positionnement qui me semble le plus cohérent pour un traileur qui cherche une chaussure de route pour compléter sa rotation.
Pour les sorties faciles, elle apporte suffisamment d’amorti pour encaisser. Pour les séances au seuil ou les fractions longues, son caractère dynamique devient beaucoup plus intéressant. Et sur une sortie longue avec quelques kilomètres à allure marathon, elle devrait être particulièrement à son avantage.
Une tige qui gagne en confort
ASICS profite également de cette évolution pour retravailler la tige.
La SonicBlast 2 adopte un nouveau mesh technique destiné à améliorer la respirabilité et le confort.
C’est une évolution assez logique pour une chaussure destinée à accumuler les kilomètres. Lorsque tu utilises une chaussure aussi souvent, le confort de la tige devient presque aussi important que celui de la semelle.
Les premiers essais américains soulignent justement une empeigne plus respirante et un maintien efficace du pied, avec un chaussant suffisamment accueillant pour une chaussure orientée vitesse.
ASICS reste toutefois sur une philosophie de chaussure neutre. Si tu recherches un modèle très stable ou un guidage marqué de la foulée, la SonicBlast 2 n’est probablement pas celle qu’il te faut.
Pour quel coureur ?
Je vois surtout la SonicBlast 2 comme une chaussure de coureur régulier qui veut réduire le nombre de modèles dans sa rotation.
Si tu fais trois à cinq séances par semaine et que tu veux une paire capable de passer du footing à la séance de vitesse sans changer de chaussures, elle a beaucoup de sens.
Elle peut également devenir une excellente chaussure de sortie longue pour les coureurs qui apprécient les sensations dynamiques.
En revanche, si ton objectif est uniquement la compétition, je regarderais plutôt du côté des modèles les plus radicaux de la gamme ASICS. La SonicBlast 2 semble davantage pensée comme une supertrainer polyvalente que comme une arme exclusivement destinée au jour J. Road Runner Sports la positionne d’ailleurs clairement entre chaussure d’entraînement et modèle de compétition.
Pour le traileur, son intérêt est différent : elle peut devenir la paire idéale pour les entraînements sur route, les sorties de récupération active et les séances de vitesse lorsque les chemins restent au garage.
Mon avis : ASICS affine une formule qui avait déjà du sens
Ce que j’aime dans cette SonicBlast 2, c’est qu’ASICS ne cherche pas à faire une chaussure toujours plus extrême.
Le constructeur conserve une grosse dose d’amorti, garde une plaque suffisamment présente pour donner du rythme et allège l’ensemble. La nouvelle ASTROPLATE semble surtout chercher à rendre la transition plus naturelle.
Sur le papier, c’est exactement ce que j’attends d’une supertrainer : une chaussure suffisamment confortable pour accepter les kilomètres, mais suffisamment vivante pour que je n’aie pas envie de la retirer dès que la séance devient rapide.
Je resterai néanmoins attentif à deux points lors d’un essai prolongé : la stabilité d’une plateforme aussi haute et le comportement de la chaussure lorsque la fatigue s’installe. Les retours sur la première SonicBlast montrent justement que son caractère très dynamique ne conviendra pas à tous les coureurs.
La SonicBlast 2 semble donc avoir choisi son camp : celui des chaussures capables de rendre l’entraînement plus enthousiasmant. Et pour un coureur qui aime sentir la chaussure travailler sous le pied plutôt que simplement accumuler les kilomètres, c’est plutôt une bonne nouvelle.










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