Test Shokz OpenFit Air 2 : des écouteurs légers pour courir en musique sans s’isoler
Les Shokz OpenFit Air 2 promettent de concilier deux attentes des coureurs : profiter de sa musique pendant l’effort et continuer à entendre ce qui se passe autour de soi. Avec seulement 7,2 g par écouteur, une autonomie annoncée de 8 heures et un prix de 139 €, ils visent aussi bien les runners réguliers que les traileurs adeptes des longues sorties. J’ai passé au crible leur conception ouverte, leur confort, leur qualité sonore et leurs fonctions pour déterminer ce qu’ils apportent vraiment à l’entraînement. Et comme souvent avec ce type d’écouteurs, le choix se joue autant sur les compromis que sur les qualités.
Fiche technique des Shokz OpenFit Air 2
| Caractéristique | Shokz OpenFit Air 2 |
|---|---|
| Type | Écouteurs sans fil open-ear |
| Technologie audio | Conduction aérienne |
| Poids | 7,2 g par écouteur |
| Bluetooth | 6.1 |
| Connexion multipoint | Oui, deux appareils |
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 8 h par charge |
| Autonomie avec boîtier | Jusqu’à 36 h |
| Charge rapide | 10 min pour jusqu’à 3 h d’écoute musicale |
| Résistance des écouteurs | IP55 |
| Résistance du boîtier | IP54 |
| Commandes | Boutons sensibles à la pression |
| Prix public | 139 € |
Une conception ouverte, intéressante pour courir en extérieur
Le premier point à comprendre avec les OpenFit Air 2, c’est leur fonctionnement. Malgré leur appartenance à l’univers Shokz, ils n’utilisent pas la conduction osseuse des casques de la gamme OpenRun. Ils reposent sur la conduction aérienne : un haut-parleur placé devant l’oreille diffuse le son sans obstruer le conduit auditif.
Cette différence change l’expérience d’écoute. Je trouve le principe particulièrement pertinent pour la course à pied, car il permet de conserver une perception des sons extérieurs pendant qu’on écoute de la musique, un podcast ou un livre audio.
Sur route, c’est un avantage évident à proximité de la circulation. En trail, cela permet de rester plus attentif aux autres pratiquants, aux bruits de la forêt et aux changements d’environnement. Cela ne dispense évidemment pas de rester vigilant : entendre les bruits ambiants ne garantit pas de les identifier à temps, surtout si le volume est trop élevé.
Cette approche est aussi différente de celle d’un casque à conduction osseuse. Si tu compares les technologies, tu peux retrouver notre test du Nank Runner Diver 2 Pro, qui permet de mieux comprendre les choix possibles pour écouter du son en courant sans utiliser des écouteurs intra-auriculaires classiques.
Un maintien léger, sans pression dans le conduit auditif
Avec 7,2 g par écouteur, les OpenFit Air 2 misent sur la légèreté. Leur crochet souple, renforcé par une structure en alliage de nickel-titane, vient épouser le contour de l’oreille. L’écouteur reste ainsi en place sans qu’il soit nécessaire de l’enfoncer dans le conduit auditif.
C’est un choix que je trouve judicieux pour les sorties longues. Avec des écouteurs intra-auriculaires, la sensation de pression peut finir par devenir désagréable, notamment lorsqu’on les porte pendant plusieurs heures. Ici, le contact est différent et la conception ouverte favorise une sensation de liberté.
J’apprécie le confort sur la durée et la stabilité pendant les activités sportives. Le format devrait également intéresser les coureurs qui portent des lunettes, même si le confort dépend toujours de la morphologie de l’oreille et de la forme des branches.
Une qualité sonore en progrès, mais des limites à connaître
Un écouteur ouvert ne peut pas fonctionner exactement comme un modèle intra-auriculaire. Puisque le conduit auditif reste libre, les sons extérieurs se mêlent davantage à la musique. C’est précisément ce qui fait son intérêt en extérieur, mais aussi ce qui limite son immersion sonore.
Pour améliorer le rendu, Shokz associe un transducteur Bassphere à son algorithme OpenBass 2.0. La marque promet des basses plus présentes et une restitution plus ample. Le son peut être ajusté dans l’application, avec plusieurs égalisations prédéfinies et des réglages personnalisables.
Mon analyse est que cette évolution rend les OpenFit Air 2 plus polyvalents pour une écoute quotidienne. Les voix, les podcasts et les livres audio sont des usages particulièrement adaptés à ce format. Pour la musique, le résultat dépendra davantage de tes attentes : si tu recherches des basses profondes et une écoute immersive, tu risques de rester sur ta faim.
L’autre limite apparaît lorsque le bruit ambiant augmente. Dans une rue passante, face au vent ou à proximité d’un groupe de coureurs, la musique devient moins intelligible. Monter le volume n’est pas toujours la meilleure réponse, surtout si l’objectif est de rester attentif à son environnement.
Je retiens donc un compromis assez clair : les OpenFit Air 2 privilégient l’équilibre entre confort, écoute et perception des sons extérieurs plutôt que la recherche d’une restitution audio enveloppante.
Des boutons physiques plus pratiques pendant l’effort mais…
Shokz a remplacé les commandes tactiles de la première génération OpenFit Air par des boutons sensibles à la pression. Cela peut sembler anecdotique, mais c’est une évolution intéressante pour une utilisation sportive.
Quand tu cours, tu n’as pas forcément envie de chercher une zone tactile sur un écouteur miniature. Entre la transpiration, les cheveux et les contacts involontaires, les manipulations peuvent vite devenir compliquées. Les boutons physiques présentent alors un avantage : ils sont plus faciles à localiser et limitent les déclenchements accidentels.
Mais leur position au-dessus de l’oreillette impose d’utiliser deux doigts pour éviter de faire tomber l’écouteur en appuyant. Des boutons placés sur le côté auraient été plus pratiques : un seul doigt aurait suffi, en exerçant une pression contre l’oreillette, elle-même maintenue par l’os du crâne. Un détail qui aurait fait la différence en pleine course.
Les commandes permettent de gérer la lecture, de passer d’un morceau à l’autre, de répondre à un appel et d’ajuster le volume. Il faut prendre le temps de mémoriser les combinaisons, mais cette logique me paraît adaptée à un usage en mouvement.
Autre fonction utile : la connexion multipoint. Les écouteurs peuvent être associés à deux appareils, ce qui facilite le passage d’un smartphone à un ordinateur, par exemple. Le Bluetooth 6.1 et les fonctions d’appairage rapide complètent l’équipement.
Ce ne sont pas forcément les fonctions qui déclenchent l’achat d’un casque de running, mais elles contribuent à faire des OpenFit Air 2 un accessoire utilisable aussi bien à l’entraînement qu’au quotidien.
Une autonomie suffisante pour la plupart des sorties running
Shokz annonce jusqu’à 8 heures d’écoute sur une seule charge, et jusqu’à 36 heures en ajoutant les recharges du boîtier. Une charge rapide de 10 minutes permettrait de récupérer jusqu’à 3 heures d’écoute musicale.
Sur le papier, c’est confortable pour une semaine d’entraînement classique. Tu peux enchaîner plusieurs sorties sans devoir recharger les écouteurs après chaque séance. Le boîtier reste suffisamment important dans l’équation : il permet de les ranger et de récupérer de l’autonomie entre deux utilisations.
Pour le trail, je ferais une distinction entre une sortie longue et un ultra. Huit heures annoncées peuvent sembler suffisantes pour une grande partie des sorties, mais cette durée dépend du volume sonore, de l’utilisation des appels et des conditions réelles. Pour une course de plus de huit heures, il ne faut pas considérer l’autonomie maximale comme une garantie.
Et contrairement à un casque doté d’un stockage audio intégré, les OpenFit Air 2 dépendent d’une source Bluetooth pour écouter de la musique. Si tu pars sans téléphone ou si tu souhaites limiter les appareils emportés en course, ce n’est donc pas le modèle le plus autonome dans son fonctionnement.
IP55 : adaptés à la transpiration et aux averses
La résistance à l’eau est indispensable pour un accessoire destiné au running. Les écouteurs OpenFit Air 2 affichent une certification IP55, tandis que le boîtier est annoncé IP54. Ils sont conçus pour résister à la transpiration, aux éclaboussures et aux averses.
C’est rassurant pour courir par temps humide ou pendant une séance estivale. Mais attention à ne pas confondre résistance à l’eau et étanchéité totale : ces écouteurs ne sont pas destinés à la natation ni à une immersion.
Après une sortie sous la pluie, je te conseille de les laisser sécher et de ne pas les remettre en charge tant qu’ils sont humides. La résistance à l’eau peut également diminuer avec l’usure.
Shokz OpenFit Air 2 : pour quel coureur ou traileur ?
Je vois trois profils pour lesquels ces écouteurs ont du sens.
Le runner qui court régulièrement en extérieur. La conception ouverte permet d’écouter de la musique tout en conservant une perception des bruits environnants. C’est particulièrement intéressant pour les sorties sur route, à condition de garder un volume raisonnable et de rester vigilant.
Le traileur qui aime les podcasts ou la musique sur les sorties longues. Le poids réduit et le crochet de maintien sont adaptés à un usage prolongé. Je les privilégierais sur des parcours où l’attention reste compatible avec l’écoute audio, plutôt que dans les passages techniques où chaque bruit et chaque variation de terrain comptent.
Le sportif polyvalent. Grâce à leur connexion multipoint, leur résistance à la transpiration et leur format discret, ils peuvent servir pour courir, s’entraîner en salle ou passer des appels dans la journée.
À l’inverse, je les déconseille à ceux qui recherchent une forte isolation sonore, des basses puissantes ou une immersion maximale. Et si tu prépares un ultra-trail, demande-toi si tu souhaites vraiment écouter de la musique en continu : l’autonomie annoncée ne couvre pas toutes les durées de course, et la vigilance doit rester prioritaire sur les sentiers.
Pour prolonger la réflexion, notre article sur les casques et les écouteurs pour courir revient sur l’intérêt des technologies qui permettent de garder les oreilles libres.
Mon avis sur les Shokz OpenFit Air 2
Les Shokz OpenFit Air 2 me semblent être une proposition cohérente pour les coureurs qui veulent écouter de la musique sans se couper complètement de leur environnement. Leur légèreté, leur crochet de maintien et leurs commandes physiques répondent à de vrais besoins sportifs. L’autonomie annoncée et la charge rapide renforcent leur intérêt au quotidien.
Le principal compromis concerne la qualité sonore. La conception ouverte rend l’écoute moins immersive qu’avec des écouteurs intra-auriculaires, et le bruit extérieur peut masquer une partie de la musique. Ce n’est pas un défaut propre aux OpenFit Air 2, mais la contrepartie d’un choix technique assumé.
À 139 €, je les considère comme une option intéressante si tu privilégies le confort et la perception de l’environnement. En revanche, je ne les choisirais pas uniquement pour la qualité audio ou pour couvrir un ultra de bout en bout.











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