Simalti: s’entraîner en altitude… à Paris

Simalti: s'entraîner en altitude... à Paris

Depuis plusieurs mois a ouvert un service unique en France: la possibilité de s’envoler à plusieurs milliers de mètres sans décoller de son fauteuil. Joséphine, Directrice marketing et commerciale de Simalti, m’a accueilli dans ses locaux pour me fait découvrir plus précisément cette prestation.

Le test

Simalti est un centre de bien-être et de préparation pour les sportifs. Nous, bien sûr, c’est le second point qui nous intéresse, d’autant que cela permettrait d’améliorer les performances ou à préparer les trekkeurs qui doivent partir en haute altitude. J’ai donc de nombreuses questions à poser à Joséphine. Mais avant de débuter mon entretien, Joséphine me propose de tester une séance, pour découvrir ce que cette séance d’hypoxie simulée peut donner. Je me dirige donc dans un espace où se trouve le fauteuil dans lequel je m’installe. Je suis équipé d’un masque neuf et propre, qui peut m’accompagner pour les prochaines séances. Mon doigt reçoit un capteur qui permettra à Simalti de faire un suivi tout au long de la séance, qui dure 50 minutes environ. Une petite vérification pour voir si le masque est bien en place, et je suis parti pour atteindre le 7ème ciel, enfin simuler l’altitude. Bien au chaud sous ma couverture, le lecteur mp3 prêté me permet d’écouter le doux produit de la nature. Mais on peut choisir toute sorte de musique. Ou venir avec sa propre musique. Je ferme les yeux, je me détends. Tous les 5 minutes environ, on vérifie les données qu’affiche le capteur situé sur mon doigt, à savoir la saturation en oxygène, le pouls et l’altitude. Sur la première séance, le corps a tendance à résister aux effet de l’hypoxie. Moi, bien entendu, je résiste aussi, ce qui est très légèrement désagréable. Mais, en général, cela n’apparaît plus dès la seconde séance.

La séance touche à sa fin. Tout s’est bien passé, je n’ai pas eu de sensation particulière. Peut-être la respiration qui a été un peu plus rapide. Mais cela s’arrête là. Un peu froid peut-être sur la fin. Et puis le verre d’eau n’est pas de trop.

Comment ca marche?

Vous devez alors vous poser la question existentielle: à quoi ca sert? Et bien, c’est vrai que vous ne courez pas, vous ne faites pas d’effort, ni des tractions. Du coup, vous vous demandez à quoi cela peut servir. Et bien Simalti va vous accompagner pendant la préparation à votre compétition. Il s’agit de faciliter votre récupération, et pour cela, il est conseillé d’avoir recours de 3 à 7 semaines avant l’objectif pour avoir un résultat efficace, à raison de 2 séances par semaine. Puis vous pouvez venir à une séance toutes les 3 à 4 semaines pour faire perdurer les effets.

Simalti permet ainsi à l’organisme d’être plus performant et au sportif de se sentir mieux, notamment pendant les entraînements mais aussi pendant la course. Ainsi, le retour des marathoniens est souvent le même: ils ne sentent pas le mur des 30km. Mais il n’existe pas d’étude précise sur le sujet. Pour des triathlètes, cette préparation par hypoxie simulée va permettre un enchaînement des différentes activités avec plus d’aisance, de facilité.
De plus, ces séances chez Simalti vont favoriser la récupération après la compétition.

La saturation, c’est le pourcentage de globules rouges qui transportent l’oxygène. On est à 98% en règle général. Pendant la séance, ce pourcentage va diminuer. Il y aura donc moins de globules rouges qui devront transporter autant d’oxygène dans le corps. Du coup, on augmente la performance des globules rouges. Il ne s’agit en aucun cas d’augmenter le nombre de globules rouge…

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Combien ça coûte?

Il faut compter environ 70 € pour une séance. Mais il existe 2 formules: une formule de 6 séances à  380€ ou une formule de 10 séances à 630€. Mais sachez que la première séance est offerte!

Ci-dessous, une vidéo de l’interview que Joséphine m’a accordé:

Vous pouvez découvrir plus d’informations sur le site de Simalti.

Dans mon prochain article, on reste sur les hauteurs: je vous parlerai du livre « S’entraîner en altitude » de Grégoire Millet et Laurent Schmitt aux éditions de boeck..

10 commentaires

  1. J’attends avec impatience l’article sur « « S’entraîner en altitude » de Grégoire Millet et Laurent Schmitt aux éditions de boeck.. « , ayant acheté le livre, l’ayant lu 2 fois, y a plein de trucs que j’ai pas trop trop compris donc je vais te bombarder de questions 😀

    Ensuite, par rapport à Simalti, je garderai mon avis jusqu’à ma visite prévue prochainement dans leurs locaux.

    • Faut pas t’attendre à avoir des réponses. J’en ai plein aussi. Je devais faire une interview de Grégoire Millet. Mais à la dernière minute, il n’a plus voulu répondre, à partir du moment où il a su que j’allai parler de Simalti…
      Donc juste une présentation du bouquin avec les principales informations. D’ailleurs, je t’invite à compléter ces infos et à poser tes questions demain. Qui sait… Peut-être que M. Millet voudra bien y répondre…

  2. et puis la musique qui tourne encore pendant que Joséphine parle encore… c’est pas top top 🙁

  3. Intéressant mais c’est pas donné.

    • Il faut avant tout prendre en compte les perspectives de progression. Car, si on court une fois par semaine par exemple, ce genre de prestations ne servirait pas à grand chose. Je pense que cela peut être intéressant à tester quand on arrive à un seuil de progression, afin de voir l’efficacité de cette hypoxie simulée. Mais je suppose qu’il ne faut pas s’attendre à une augmentation extraordinaire de la performance…

  4. Euh excusez moi, M’sieur mais votre explication physiologique peut être un peu optimisée…

    La saturation en oxygène (de l’hémoglobine) est la fraction d’hémoglobine qui transporte de l’o2. Quand la saturation baisse c’est qu’il y a MOINS d’oxygène dans le sang, point.

    L’organisme doit donc s’adapter pour répondre aux besoins des tissus. À court terme deux moyens : augmentation l’extraction par les tissus et augmenter le débit cardiaque.

    C’est probablement par le biais de l’exposition de facon repetee a des situation d’hypoxie que l’organisme met en place une batterie chimique pour faire face au phénomène c’est ce qu’on appelle le preconditionnement.

    Ce sont ces mécanismes d’adaptation qui permettent de fantasmer sur un quelconque bénéfice.

  5. PS T’es descendu à combien de sat ?

  6. Il faut être clair, tout ce que dit cette jeune femme sur la performance est un énorme mensonge. Je me demande qui est l’imposteur qui se cache derrière SimAlti.

  7. Bof…sur ce coup là, j’ai bien envie de jouer les lourds et de me dire que pour 70 € la séance, je me prends un A/R Paris-Grenoble et je courir avec mes potes du Taillefer en altitude et cela aussi souvent que possible ! Du naturel car si nous choisissons la pratique du Trail (en pleine nature) pour finir dans un fauteuil afin de m’améliorer, je préfère prendre ma retraite anticiper. Mais je l’ai dis, c’est pour faire mon lourd 🙂
    PS : moi j’aime bien ta musique yougo, ça masque un peu l’interview !

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