Test des gels et pâtes de fruits Decathlon 1:0.8 : mon avis après plusieurs semaines d’utilisation
Depuis plusieurs mois, Decathlon affiche clairement ses ambitions dans l’univers de la nutrition sportive. Avec sa nouvelle gamme 1:0.8, l’enseigne ne vise plus seulement les coureurs occasionnels, mais aussi les marathoniens, les traileurs et les ultra-traileurs qui recherchent une nutrition performante capable de rivaliser avec les références du marché. J’ai utilisé les gels et les pâtes de fruits de cette gamme sur plusieurs sorties longues, des séances marathon et des entraînements trail afin de voir s’ils tiennent réellement leurs promesses. Voici mon retour d’expérience.
Decathlon change de dimension
Lorsque Decathlon a présenté sa gamme 1:0.8, j’ai tout de suite compris que la marque ne jouait plus dans la même catégorie qu’auparavant. L’objectif est clair : proposer une nutrition basée sur les dernières connaissances scientifiques concernant l’absorption des glucides pendant l’effort.
Si tu souhaites comprendre pourquoi Decathlon a développé cette nouvelle stratégie nutritionnelle, je t’invite à découvrir notre présentation complète de la gamme Decathlon 1:0.8.
Le principe repose sur un ratio glucose/fructose de 1:0.8. Aujourd’hui, cette stratégie est utilisée par de nombreuses marques haut de gamme car elle permet d’augmenter l’apport glucidique tout en limitant les risques digestifs lors des efforts prolongés. Des recommandations récentes de la littérature scientifique vont d’ailleurs dans ce sens pour les efforts dépassant deux à trois heures.
Face à Maurten, SiS Beta Fuel ou Neversecond, Decathlon assume donc une montée en gamme particulièrement ambitieuse.
Si tu cherches à comprendre pourquoi le ratio glucose:fructose change la donne, je te conseille la lecture de l’article super intéressant de Ibex Outdoor.
Des gels pensés pour les longues distances


J’ai principalement utilisé les gels 1:0.8 lors de sorties de deux heures ainsi que pendant plusieurs séances spécifiques. La première bonne surprise concerne leur texture.
Le gel est suffisamment fluide pour être consommé sans devoir systématiquement boire immédiatement derrière. En course, c’est un vrai avantage lorsque l’on souhaite conserver son rythme.
Le goût coca reste discret. Il n’est ni écœurant ni excessivement sucré, contrairement aux produits Aptonia par exemple, ce qui devient particulièrement appréciable après plusieurs heures d’effort.
Chaque gel apporte environ 40 g de glucides, ce qui permet d’atteindre assez facilement des stratégies nutritionnelles comprises entre 90 et 120 g de glucides par heure pour les athlètes entraînés.
J’ai également apprécié la simplicité de la composition. On retrouve peu d’ingrédients inutiles et une formule qui va directement à l’essentiel.
Une digestion qui m’a convaincu
Sur le papier, beaucoup de produits promettent une excellente tolérance digestive. Sur le terrain, la réalité est parfois différente. Durant mes sorties longues, je n’ai rencontré aucun inconfort digestif particulier. Pas de sensation de lourdeur, pas de remontées gastriques ni de saturation en bouche.
Évidemment, chaque coureur réagit différemment, mais je trouve que Decathlon a réussi à proposer un gel particulièrement facile à utiliser.
Cette bonne tolérance rejoint d’ailleurs plusieurs essais publiés par des médias spécialisés et les connaissances actuelles sur le ratio glucose/fructose, qui permet de solliciter plusieurs transporteurs intestinaux afin d’améliorer l’absorption des glucides pendant l’effort.
Les pâtes de fruits, ma vraie bonne surprise
Je ne pensais pas écrire cela avant de les tester. Habituellement, je reste assez fidèle aux gels pendant les compétitions. Pourtant, les pâtes de fruits Decathlon ont rapidement trouvé leur place dans mes sorties longues.
Leur texture est agréable, elles se mâchent facilement et permettent de casser la monotonie des gels lorsque les heures passent.
Je les ai principalement utilisées avant une montée ou pendant les portions plus roulantes où il est facile de mâcher quelques secondes.
Psychologiquement, cela change énormément sur une sortie de quatre ou cinq heures.
Je les vois parfaitement trouver leur place sur un ultra-trail où varier les textures devient indispensable.
Face à Maurten, SiS et Neversecond
Maurten conserve une longueur d’avance sur sa technologie hydrogel, qui reste une référence chez de nombreux athlètes élites. Neversecond propose probablement aujourd’hui l’une des gammes les plus complètes pour les très gros volumes d’entraînement. SiS Beta Fuel reste également une valeur sûre.
En revanche, là où Decathlon frappe très fort, c’est sur le rapport qualité-prix. Les performances observées sur le terrain sont convaincantes, la qualité des ingrédients est sérieuse et les tarifs restent nettement inférieurs à ceux des références du marché.
Pour beaucoup de marathoniens et de traileurs, l’écart de prix peut représenter plusieurs dizaines d’euros sur une préparation complète.
Mon avis
Après plusieurs semaines d’utilisation, je comprends pourquoi cette gamme fait autant parler d’elle. Je ne dirais pas qu’elle révolutionne la nutrition sportive. En revanche, je pense qu’elle démocratise enfin des stratégies nutritionnelles jusqu’ici réservées aux marques premium.
Les gels sont faciles à consommer, bien tolérés et suffisamment concentrés pour répondre aux besoins des longues distances. Les pâtes de fruits constituent, à mes yeux, l’une des meilleures surprises de cette gamme grâce à leur praticité et au plaisir qu’elles apportent lorsque les kilomètres s’accumulent.
Si tu prépares un marathon, un trail long ou un ultra et que tu cherches une nutrition moderne sans exploser ton budget, cette gamme mérite clairement d’être essayée.
Elle ne remplacera pas l’entraînement digestif, indispensable avant toute compétition, mais elle constitue aujourd’hui l’une des propositions les plus intéressantes du marché en matière de rapport performances/prix.







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