Chaussures de running

Test On Cloudmonster 3 : la chaussure la plus confortable jamais créée par On ?

Le 2 août 2026 - 11 minutes de lecture
Test de la On Cloudmonster 3

En découvrant la On Cloudmonster 3, je me suis immédiatement demandé dans quelle catégorie elle allait entrer. La marque suisse n’a jamais caché son ambition de proposer une chaussure capable d’offrir un amorti maximal sans renoncer à son ADN dynamique. Après le succès des deux premières générations, cette troisième version promet davantage de confort, une foulée encore plus fluide et un retour d’énergie revu à la hausse.

Sur le papier, les évolutions sont nombreuses. Mais une question demeure : cette Cloudmonster 3 est-elle simplement une mise à jour ou marque-t-elle un véritable changement de cap ?

J’ai analysé les nouveautés technique de cette 3ème version, confrontéla chaussure au terrain et comparé cette nouvelle venue aux références du marché. Très vite, une impression s’est imposée : On n’a pas cherché à révolutionner son modèle phare. La marque l’a surtout rendu plus abouti.

Caractéristiques techniques

CaractéristiqueOn Cloudmonster 3
TypeChaussure route maximaliste
UtilisationEntraînement quotidien
Distances10 km au marathon, voire au-delà
AmortiTrès élevé
DynamismeÉlevé
StabilitéBonne
Drop6 mm
PoidsEnviron 265 g (H)
Prix190 €

Une Cloudmonster qui gagne en maturité

Les CloudTec, l'élément différenciant de la marque On
Les CloudTec, l’élément différenciant de la marque On

Lorsque la première Cloudmonster est arrivée sur le marché, elle avait surpris tout le monde. Ses énormes éléments CloudTec, son look atypique et son amorti généreux tranchaient avec les productions habituelles de la marque suisse.

Avec cette troisième génération, On ne change pas de philosophie.

La Cloudmonster reste une chaussure destinée aux coureurs qui recherchent avant tout du confort sur les sorties quotidiennes, les longues distances et les marathons.

En revanche, presque tous les éléments ont été retravaillés.

La nouvelle mousse Helion évolue, la géométrie de la semelle a été optimisée, le Speedboard a été revu afin de rendre la transition plus naturelle et l’empeigne gagne en respirabilité comme en maintien.

Des évolutions discrètes sur le papier, mais qui changent sensiblement les sensations en course.

Un confort qui saute immédiatement aux pieds

Un confort immédiat
Un confort immédiat

Dès les premiers kilomètres, j’ai ressenti ce qui fait l’identité de la Cloudmonster. L’amorti est généreux, mais il ne s’agit pas d’un amorti mou.

Contrairement à certaines chaussures maximalistes qui donnent presque l’impression de courir sur un matelas, la Cloudmonster 3 conserve une certaine tonicité sous le pied. La mousse absorbe parfaitement les impacts tout en restant suffisamment ferme pour éviter toute sensation d’instabilité.

C’est probablement ce qui m’a le plus plu. La chaussure protège énormément, sans jamais donner l’impression de ralentir la foulée. Au fil des kilomètres, on oublie complètement les impacts. Les jambes restent fraîches et les articulations sont nettement moins sollicitées, notamment sur les longues portions de bitume.

Je comprends pourquoi de nombreux marathoniens la considèrent aujourd’hui comme une excellente chaussure d’entraînement. Elle permet d’accumuler les kilomètres avec beaucoup moins de fatigue musculaire.

Une foulée étonnamment dynamique

Une foulée dynamique
Une foulée dynamique

L’autre surprise vient du dynamisme. Les précédentes générations procuraient déjà une sensation de rebond assez marquée grâce à la combinaison du CloudTec et du Speedboard.

Cette troisième version pousse encore un peu plus loin cette philosophie.

La transition entre l’attaque du pied et la propulsion est plus fluide. Le déroulé paraît plus naturel et la chaussure accompagne réellement la foulée sans jamais imposer un mouvement artificiel.

Je me suis surpris à accélérer sans même y penser.

Ce n’est évidemment pas une chaussure de compétition équipée d’une plaque carbone.

Mais pour une chaussure aussi confortable, son niveau de dynamisme est réellement impressionnant.

C’est probablement l’une des meilleures surprises de cette nouvelle version.

Un maintien plus précis sans sacrifier le confort

Un maintien sans sacrifier le confort
Un maintien sans sacrifier le confort

L’un des reproches formulés à l’encontre des premières Cloudmonster concernait parfois le maintien. Certains coureurs trouvaient l’avant-pied un peu trop généreux ou le talon légèrement flottant lors des changements de rythme. On semble avoir écouté ces retours.

La nouvelle empeigne enveloppe davantage le pied tout en conservant une excellente sensation d’espace au niveau des orteils. Le mesh technique est plus souple, plus respirant et épouse naturellement le pied sans créer de points de pression.

J’ai particulièrement apprécié le travail réalisé sur le talon. Le verrouillage est plus efficace et inspire davantage confiance lorsque l’on accélère ou que l’on négocie des virages serrés.

Le laçage participe également à cette impression de précision. Une fois les lacets ajustés, je n’ai pratiquement jamais ressenti le besoin de les retoucher pendant la sortie.

Pour les longues distances, c’est un vrai plus.

Une chaussure qui excelle sur les longues sorties

Une chaussure pour prépa marathon ?
Une chaussure pour prépa marathon ?

À mes yeux, c’est là que la Cloudmonster 3 révèle tout son potentiel. Je ne la choisirais pas forcément pour une séance de VMA ou un travail de côtes très explosif. En revanche, dès que la sortie dépasse une heure, elle devient particulièrement intéressante.

Sur une sortie longue marathon, une préparation semi-marathon ou un footing de récupération, elle apporte ce mélange de confort et de fluidité qui donne envie de prolonger la séance.

C’est également une chaussure que je recommanderais aux coureurs qui enchaînent de gros volumes d’entraînement chaque semaine. Son amorti permet de limiter la fatigue musculaire tout en conservant une foulée suffisamment dynamique pour ne pas avoir l’impression de courir avec une chaussure trop molle.

Les testeurs américains soulignent d’ailleurs ce point de manière récurrente : la Cloudmonster 3 se montre particulièrement convaincante lorsque les kilomètres s’accumulent. Plus la sortie est longue, plus ses qualités apparaissent.

Une stabilité rassurante malgré un amorti maximal

Une stabilité rassurante
Une stabilité rassurante

Les chaussures très amorties souffrent parfois d’un défaut : elles deviennent moins stables lorsque la fatigue s’installe.

Je n’ai pas retrouvé cette sensation ici.

La plateforme relativement large et le travail réalisé autour du Speedboard permettent de conserver une foulée saine, même lorsque l’allure baisse.

Bien sûr, la Cloudmonster 3 n’est pas une chaussure de stabilité au sens strict. Si tu présentes une forte pronation et que tu recherches un modèle correcteur, d’autres références seront plus adaptées.

En revanche, pour un coureur à foulée neutre, je trouve l’équilibre particulièrement réussi.

La chaussure reste sécurisante sans jamais donner l’impression de contraindre le mouvement naturel du pied.

C’est probablement l’un des progrès les plus intéressants de cette troisième génération.

Une chaussure qui ne cherche pas à battre des records

Une chaussure pour l'entraînement sur sortie longue
Une chaussure pour l’entraînement sur sortie longue

Il faut cependant être clair sur son positionnement. La Cloudmonster 3 n’a pas vocation à remplacer une chaussure de compétition comme la Cloudboom Strike, une ASICS Metaspeed Sky ou une Nike Alphafly.

Son objectif est ailleurs. Elle est conçue pour t’accompagner pendant les centaines de kilomètres d’entraînement qui précèdent un objectif, pas forcément pour le jour de la course.

Cela ne signifie pas qu’elle soit lente. Au contraire, elle accepte facilement les changements d’allure et les accélérations ponctuelles. Mais son terrain de prédilection reste l’endurance, les sorties régulières et les longues séances où le confort devient aussi important que la performance.

C’est cette polyvalence qui, selon moi, fait aujourd’hui la force de la Cloudmonster 3.

Mon verdict après analyse

Verdict

Plus j’ai étudié cette Cloudmonster 3, plus je me suis dit que On avait franchi un cap.

Les premières générations étaient parfois clivantes. On adorait leur sensation de rebond ou, au contraire, on leur reprochait une fermeté un peu trop marquée. Cette troisième version gomme une bonne partie de ces défauts.

J’ai retrouvé tout ce qui fait l’identité de la Cloudmonster, mais avec davantage de maturité.

Le confort progresse sensiblement, la transition est plus fluide et le maintien inspire davantage confiance. Sans devenir une chaussure ultra-souple, elle réussit à mieux répartir les impacts et à rendre les longues sorties particulièrement agréables.

Je pense que c’est aujourd’hui la Cloudmonster la plus aboutie.

Elle ne cherche pas à battre les chaussures carbone sur une compétition de 10 km. Ce n’est pas sa mission. En revanche, elle devient une excellente partenaire pour accumuler les kilomètres, préparer un marathon ou simplement courir longtemps avec le sourire.

Ce qui m’a surtout marqué, c’est son équilibre.

Elle offre un amorti généreux sans devenir molle.

Elle reste dynamique sans être exigeante.

Elle protège efficacement sans donner l’impression de courir avec une chaussure imposante.

Peu de modèles réussissent aujourd’hui ce compromis.

Les points forts

  • Amorti généreux sans excès de mollesse.
  • Excellent confort dès la première sortie.
  • Très bonne transition de la foulée.
  • Dynamisme supérieur à la moyenne des chaussures maximalistes.
  • Maintien du talon en nette progression.
  • Mesh respirant et agréable.
  • Très bonne stabilité.
  • Finition exemplaire.

Les points faibles

  • Tarif élevé.
  • Poids qui reste supérieur à certains concurrents.
  • Manque un peu de nervosité pour les séances très rapides.
  • Sensations toujours assez particulières pour les coureurs qui découvrent l’univers On.

Ma note

CritèreNote
Confort9,5/10
Amorti9,5/10
Dynamisme9/10
Stabilité9/10
Maintien9/10
Respirabilité9/10
Polyvalence9/10
Qualité de fabrication9,5/10

Note finale : 9,2/10

À qui je recommande la On Cloudmonster 3 ?

Pour quels coureurs ?
Pour quels coureurs ?

Je recommande cette chaussure aux coureurs qui recherchent avant tout du confort sans renoncer au plaisir de courir vite lorsque l’envie se présente.

Elle conviendra parfaitement aux sorties quotidiennes, aux préparations marathon, aux longues séances d’endurance et à tous ceux qui accumulent les kilomètres semaine après semaine.

Je la conseille également aux coureurs un peu plus lourds qui souhaitent préserver leurs articulations, mais aussi aux marathoniens expérimentés qui veulent une chaussure d’entraînement haut de gamme.

En revanche, si tu cherches un modèle exclusivement destiné à battre ton record personnel sur 10 km ou à réaliser des séances très explosives, une chaussure équipée d’une plaque carbone sera plus adaptée.

Pour tous les autres, cette Cloudmonster 3 confirme que On maîtrise désormais parfaitement le segment des chaussures maximalistes. Plus confortable, plus homogène et plus mature que ses devancières, elle s’impose selon moi comme l’une des meilleures chaussures d’entraînement premium de l’année.

On Cloudmonster 3 face à la concurrence

Le segment des chaussures maximalistes est aujourd’hui l’un des plus disputés du marché.

On Cloudmonster 3 ou ASICS Gel-Nimbus 27 ?

La Nimbus 27 reste la référence absolue pour les coureurs qui recherchent un amorti extrêmement moelleux.

La Cloudmonster 3 propose une foulée plus dynamique et un déroulé plus énergique.

Si ton objectif est le confort maximal, je choisirais la Nimbus.

Si tu souhaites conserver davantage de rythme à l’entraînement, la Cloudmonster prend l’avantage.

On Cloudmonster 3 ou ASICS Novablast 5 ?

La Novablast 5 est plus joueuse.

Elle favorise les changements d’allure et procure davantage de rebond.

La Cloudmonster offre en revanche un amorti plus protecteur et une meilleure stabilité sur les longues distances.

Pour préparer un marathon, j’aurais tendance à privilégier la Cloudmonster.

Pour les entraînements variés et les séances plus rythmées, la Novablast conserve un léger avantage.

On Cloudmonster 3 ou HOKA Clifton 10 ?

Ces deux modèles ciblent les sorties quotidiennes.

La Clifton privilégie la douceur et la fluidité.

La Cloudmonster apporte davantage de dynamisme et une sensation de propulsion plus marquée.

Je trouve également son maintien légèrement supérieur.

On Cloudmonster 3 ou ASICS Superblast 2 ?

La Superblast 2 reste probablement la référence actuelle pour les coureurs qui souhaitent une seule chaussure capable de tout faire.

Elle est plus légère, plus vive et plus performante.

La Cloudmonster 3 répond avec davantage de confort et une utilisation plus accessible au quotidien.

La différence se fera surtout selon ton profil.

Le compétiteur choisira probablement la Superblast.

Le coureur qui recherche avant tout du plaisir à l’entraînement préférera souvent la Cloudmonster.

Greg Runner

Diplômé en Sciences du Sport (STAPS) et ancien pigiste pour La Voix des Sports, Grégory combine une expertise technique du matériel (affinée chez Adidas) et une solide expérience du terrain. Rédacteur et testeur running depuis plus de 15 ans, ce touche-à-tout décrypte l'actualité de la course à pied sous toutes ses formes. Des 10 km locaux aux exigences extrêmes du Marathon des Sables, du Semi de Paris aux sentiers techniques de l'UTMB, il transmet sa passion du dossard à travers des analyses rigoureuses et des tests sans filtre pour les passionnés de performance.

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