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Course Eiffage du Viaduc de Millau : parcours, inscription et conseils

Le 8 septembre 2026 , mis à jour le 11 septembre 2026 - 22 minutes de lecture
La course Eiffage du Viaduc de Millau / Photo : Aurélien Vialatte / Eiffage

Avec ses 23,7 kilomètres, ses 390 mètres de dénivelé positif et surtout ses 4 920 mètres sur le viaduc de Millau, la Course Eiffage du Viaduc de Millau en Aveyron est l’une des épreuves les plus atypiques du calendrier français. Ce n’est pas un trail à proprement parler, mais une course sur route vallonnée, avec une courte portion non goudronnée, qui offre un décor que très peu d’épreuves peuvent égaler.

Le principe est simple : partir du centre de Millau, longer le Tarn, grimper progressivement vers le viaduc, traverser l’ouvrage aller-retour puis redescendre vers la ville et le Parc de la Victoire. Le parcours semble accessible sur le papier. Il l’est effectivement pour un coureur régulier, mais son profil réserve suffisamment de dénivelé et de variations de rythme pour en faire un véritable objectif de course.

Voici tout ce qu’il faut savoir avant de participer à la Course Eiffage du Viaduc de Millau en Aveyron : parcours, difficulté, ravitaillements, barrières horaires, inscriptions, équipement, préparation et stratégie de course.

Carte d’identité de l’événement

Le viaduc de Millau, le point d'orgue de la course
Le viaduc de Millau, le point d’orgue de la course

Données techniques

La Course Eiffage du Viaduc de Millau en Aveyron se déroule autour d’un format principal de 23,7 km. En 2026, il s’agit de l’unique distance proposée.

CaractéristiqueCourse Eiffage du Viaduc de Millau
Distance23,7 km
Dénivelé positifEnviron 390 m D+
FormatCourse sur route, en une étape
SurfaceMajoritairement goudronnée, avec environ 1 km non goudronné
Passage sur le viaduc4 920 m aller-retour
DépartMillau, boulevard de l’Ayrolle
ArrivéeParc de la Victoire, Millau
Prochaine édition annoncéeDimanche 13 septembre 2026
Départ 2026Vagues successives entre 9h00 et 9h30
Temps maximum 20264 heures

Le règlement 2026 fixe une jauge maximale de 13 000 participants grand public, à laquelle s’ajoutent 1 500 collaborateurs Eiffage. L’épreuve est ouverte aux coureurs licenciés ou non, sous réserve des conditions d’âge et des justificatifs demandés par l’organisation.

La première édition a eu lieu en 2007. Depuis, la Course Eiffage du Viaduc de Millau est devenue un rendez-vous organisé tous les deux ans, avec les éditions de 2012, 2014, 2016, 2018, 2022 et 2024.

Localisation

La course se déroule à Millau, dans l’Aveyron, au cœur du territoire des Grands Causses.

Le départ est donné dans le centre-ville, sur le boulevard de l’Ayrolle, à proximité du lavoir et de la place Frédéric Bompaire. L’arrivée se situe dans les allées du Parc de la Victoire, avenue Charles-de-Gaulle.

Le parcours évolue entre la vallée du Tarn, le Causse Rouge et les contreforts du Larzac. Son passage sur le viaduc constitue évidemment le point central de l’épreuve.

Difficulté : 3/5

Difficulté estimée : 3/5

Attention à ne pas se laisser tromper par le faible dénivelé rapporté à la distance.

Avec 390 m D+ sur 23,7 km, la Course Eiffage du Viaduc de Millau n’est pas une épreuve montagneuse. Elle ne demande pas les qualités techniques ou musculaires d’un trail alpin. En revanche, elle est suffisamment vallonnée pour modifier sensiblement la gestion d’un coureur habitué aux courses sur route plates.

Les principales difficultés sont :

  • une montée importante entre les kilomètres 5 et 8 ;
  • une nouvelle ascension après le premier ravitaillement ;
  • un point culminant autour du km 12,5 ;
  • plusieurs changements de profil après la traversée du viaduc ;
  • une descente finale longue qui peut devenir exigeante musculairement si tu es parti trop vite.

C’est donc davantage une course de gestion et de relance qu’une course de pure vitesse.

Indice ITRA et UTMB Index

La Course Eiffage du Viaduc de Millau est une course sur route et non une course de trail. Les sources officielles de l’épreuve ne mentionnent pas d’ITRA Performance Index ni d’UTMB Index attribué à cette course.

Pour la situer sportivement, il est donc plus pertinent de raisonner en termes de niveau sur route, de temps sur 10 km, semi-marathon ou marathon, plutôt qu’avec les références habituelles du trail.

Détail de la course

Le parcours de la course Eiffage du Viaduc de Millau
Le parcours de la course Eiffage du Viaduc de Millau

23,7 km : le parcours historique

La distance de 23,7 km est le parcours emblématique de la Course Eiffage du Viaduc de Millau.

Elle propose un aller-retour spectaculaire sur le viaduc, mais son intérêt ne se limite pas aux quelques kilomètres passés sur l’autoroute. Le parcours est construit comme une véritable course vallonnée, avec une première partie relativement roulante, une montée centrale exigeante puis une seconde moitié beaucoup plus favorable au retour vers Millau.

Distance et dénivelé

  • 23,7 km
  • 390 m D+ environ
  • Environ 1 km non goudronné
  • 4 920 m sur le viaduc, soit 2 460 m dans chaque sens
  • Départ autour de 380 m d’altitude
  • Point culminant autour de 700 m
  • Arrivée autour de 380 m d’altitude

Date et heure de départ

Pour l’édition 2026, les départs sont organisés en plusieurs vagues :

  • 9h00 : Élite et Préférentiel
  • 9h05 : collaborateurs Eiffage
  • 9h10 : vague 1
  • 9h15 : vague 2
  • 9h20 : vague 3
  • 9h25 : vague Joëlette
  • 9h30 : vague 4

Le principe des vagues est important : les barrières horaires sont calculées à partir du départ de la dernière vague, afin de tenir compte du décalage entre les différents groupes.

Analyse du terrain

La Course Eiffage du Viaduc de Millau est avant tout une course sur route.

Les cinq premiers kilomètres sont roulants et se déroulent notamment le long du Tarn et sur la route de Peyre. C’est une partie relativement favorable pour installer son allure, mais aussi un piège classique : l’envie de partir trop vite parce que le profil est facile et que l’environnement pousse à l’euphorie.

À partir du secteur du viaduc, le profil change radicalement.

Une montée en lacets conduit vers l’aire du viaduc. Cette piste avait été construite pour permettre l’acheminement des éléments du chantier du viaduc. C’est la première vraie difficulté du parcours.

Le revêtement reste globalement roulant. La partie non goudronnée représente environ 1 kilomètre, ce qui ne justifie absolument pas de choisir une chaussure de trail très agressive.

Puis vient la partie la plus spectaculaire : l’entrée sur l’autoroute et la traversée du viaduc.

Le coureur parcourt 2 460 m dans un sens, effectue son demi-tour, puis revient sur 2 460 m. L’ensemble représente près de cinq kilomètres suspendus au-dessus de la vallée du Tarn.

Les points stratégiques du parcours

Une première partie du parcours qu'il faut savoir gérer
Une première partie du parcours qu’il faut savoir gérer

KM 0 à 5 : ne pas se faire piéger par la facilité

Le début est roulant. C’est le moment de trouver son allure et de rester raisonnable.

Pour un coureur visant un chrono, il est préférable de courir cette première partie avec une sensation de facilité plutôt que de chercher immédiatement à tenir une allure cible rigide.

KM 5 à 8 : première vraie difficulté

La montée vers le secteur du viaduc est le premier passage qui demande de modifier sa façon de courir.

L’erreur consiste à vouloir conserver exactement son allure kilométrique du plat. Il vaut mieux accepter une baisse de vitesse et maintenir un effort régulier.

KM 8 à 12,5 : la partie la plus exigeante

Après le premier ravitaillement, une nouvelle montée conduit progressivement vers le point culminant du parcours, situé autour du km 12,5.

C’est probablement le secteur le plus important pour la gestion de course.

Tu dois arriver au viaduc avec suffisamment de fraîcheur pour profiter de la traversée plutôt que de la subir.

KM 10 à 15 : le moment que tout le monde attend

L’entrée sur le viaduc intervient autour du km 10.

Le revêtement est évidemment parfaitement roulant, mais l’enjeu n’est plus seulement sportif. Le vent, l’exposition et surtout l’euphorie peuvent modifier complètement ta perception de l’effort.

Ne transforme pas cette partie en accélération de cinq kilomètres.

Après le km 15 : retour vers Millau

Après la sortie du viaduc, le parcours redescend progressivement vers le secteur du Causse Rouge puis vers Millau.

Le profil présente encore une légère remontée jusqu’à environ 620 m d’altitude vers le km 18, avant une descente continue jusqu’à l’arrivée.

Cette dernière partie peut être très rapide pour un bon coureur, mais elle peut également devenir pénalisante musculairement.

Ravitaillements

Course Eiffage du Viaduc de Millau : le ravitaillement
Course Eiffage du Viaduc de Millau : le ravitaillement

Pour les données 2026, l’organisation prévoit :

  • KM 8,3 : ravitaillement en eau, gels et barres
  • KM 13 environ : ravitaillement en eau
  • KM 16,7 : ravitaillement en eau, gels et barres
  • KM 19,9 : ravitaillement en eau
  • Arrivée : ravitaillement dans le Parc de la Victoire

Le règlement présente trois points de ravitaillement sur le parcours et un quatrième dans la zone d’arrivée.

Pour une course de moins de quatre heures, il est toutefois préférable de ne pas dépendre entièrement des ravitaillements.

Une réserve personnelle en eau et en énergie est fortement conseillée par l’organisation. La FAQ recommande notamment deux ou trois gels ou barres énergétiques, avec comme ordre de grandeur un gel par heure de course.

Barrières horaires

C’est un point à ne surtout pas négliger.

Pour l’édition 2026, les barrières sont les suivantes :

PointLieuHeure limite
KM 8,3Sortie du ravitaillement / entrée sur l’aire d’autoroute11h00
KM 12,8Demi-tour sur le viaduc11h50
KM 15,7Sortie de l’A75, après le ravitaillement12h15
KM 23,7Arrivée13h30

Les coureurs qui ne franchissent pas une barrière dans les temps sont reconduits vers Millau en navette. Le règlement précise que les horaires et kilométrages peuvent être modifiés en fonction des contraintes de parcours ou des conditions météorologiques.

Le temps maximal officiel est de 4 heures.

La barrière la plus importante à surveiller est celle du km 8,3. Pour être à l’aise ensuite, il vaut mieux ne pas l’aborder en ayant déjà accumulé une dette d’effort.

Retrait des dossards

Pour l’édition 2026, le retrait se fait à la :

Salle des Fêtes de Millau, Parc de la Victoire, avenue Charles-de-Gaulle.

Créneaux :

  • vendredi : 15h00 à 19h30
  • samedi : 9h00 à 19h00
  • aucun retrait le dimanche matin.

Une option d’envoi postal du dossard est également prévue dans les conditions définies par l’organisation.

Pour retirer ton dossard, prévois notamment :

  • ton e-mail de confirmation d’inscription ;
  • une pièce d’identité ;
  • ton Pass Prévention Santé ou justificatif de licence, s’il n’a pas déjà été validé ;
  • un justificatif de scolarité pour les étudiants concernés.

Logistique et infos pratiques

Inscriptions

La Course Eiffage du Viaduc de Millau est une épreuve très populaire. Les inscriptions se font en ligne et aucune inscription n’est proposée directement au village de retrait des dossards.

Pour l’édition 2026, les tarifs individuels ont évolué selon la période d’inscription :

  • 35 € pour les 1 000 premiers dossards ;
  • 38 € du 21 janvier au 31 mars ;
  • 43 € du 1er avril au 30 juin ;
  • 48 € du 1er juillet au 10 septembre ;
  • tarifs étudiants de 23 à 27 € selon la période ;
  • 36 € pour les groupes de plus de 10 personnes.

Ces tarifs constituent un repère pour l’édition 2026 : ils ne doivent pas être considérés comme les tarifs des prochaines éditions.

Site officiel et inscriptions

Certificat médical, licence et Pass Prévention Santé

Depuis 2026, le dispositif évolue.

Les coureurs non licenciés doivent réaliser le Pass Prévention Santé proposé par la Fédération Française d’Athlétisme. L’organisation indique qu’aucun certificat médical n’est accepté pour l’édition 2026.

Les coureurs titulaires de certaines licences FFA peuvent utiliser leur licence en cours de validité selon les conditions précisées par le règlement.

Pour une prochaine édition, il faudra impérativement vérifier les modalités actualisées auprès de l’organisation.

Matériel obligatoire

La bonne nouvelle est qu’il n’y a aucun matériel obligatoire.

Mais cela ne signifie pas qu’il faut partir sans rien.

L’organisation recommande une réserve personnelle :

  • eau ou boisson énergétique ;
  • gels ou barres énergétiques ;
  • téléphone si tu souhaites rester joignable ;
  • casquette ou visière en cas de forte chaleur ;
  • lunettes de soleil ;
  • montre GPS pour gérer ton effort.

Les sacs à dos classiques sont interdits, mais les sacs-réservoir simples de type Camelbak ainsi que les ceintures porte-gourde sont autorisés.

Les bâtons sont interdits, notamment en raison du nombre important de coureurs et des problèmes de sécurité qu’ils pourraient générer.

Accès et logement

Millau est facilement accessible en voiture par l’A75, notamment depuis le nord.

À titre indicatif :

  • Clermont-Ferrand : environ 230 km ;
  • Montpellier : environ 110 km ;
  • Toulouse : environ 205 km ;
  • Lyon : environ 385 km.

L’organisation recommande de profiter des parkings périphériques et des navettes gratuites mises en place lors de l’événement pour rejoindre le centre-ville.

En train, Millau dispose d’une gare située à environ 2 km du centre historique. Une autre solution consiste à rejoindre Montpellier en TGV puis à poursuivre vers Millau en train ou en autocar régional.

Pour l’hébergement, le plus simple est de dormir directement à Millau ou dans les communes proches.

Si tu viens spécifiquement pour la course, réserve suffisamment tôt : la capacité hôtelière autour d’un événement réunissant plusieurs milliers de participants peut rapidement devenir un facteur limitant.

Office de Tourisme Millau Grands Causses : hébergements, restaurants et activités

Préparation et conseils

Même si la Course Eiffage du Viaduc de Millau n’est pas un trail, un coureur habitué aux sentiers dispose de quelques avantages intéressants : capacité à changer d’allure, adaptation au dénivelé et aisance dans les descentes.

À l’inverse, un pur coureur sur route doit préparer spécifiquement les changements de rythme et les ascensions.

Type d’entraînement

Pour préparer efficacement les 23,7 km, inutile de transformer ton entraînement en préparation de trail montagneux.

L’objectif est plutôt de développer quatre qualités.

L’endurance

C’est la base.

Une sortie longue régulière permet de préparer le corps à courir entre 1h30 et 2h30 selon ton niveau et ton objectif.

La capacité à courir en montée

Les principales ascensions ne sont pas interminables, mais elles peuvent faire perdre beaucoup de vitesse.

Travaille notamment :

  • des répétitions de 2 à 5 minutes en côte ;
  • des montées à allure soutenue mais contrôlée ;
  • des sorties vallonnées ;
  • des enchaînements montée-descente.

Les changements d’allure

C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants à travailler.

Un bon entraînement spécifique peut consister à enchaîner :

  • 15 min faciles ;
  • 20 à 30 min à allure soutenue sur terrain vallonné ;
  • 5 min faciles ;
  • 3 à 5 répétitions de 3 min en montée ;
  • retour à une allure régulière sur le plat.

L’objectif est d’apprendre à relancer après une montée sans basculer dans le rouge.

La résistance musculaire

La descente finale peut être rapide.

Il faut donc être capable de continuer à produire de la vitesse après avoir déjà accumulé plusieurs centaines de mètres de dénivelé.

Des séances de côtes suivies de portions rapides sur le plat sont particulièrement intéressantes.

Équipement recommandé

Chaussures

Une chaussure de running polyvalente, avec un bon compromis entre accroche, stabilité et amorti, est parfaitement adaptée.

Il n’est pas nécessaire de choisir une chaussure de trail agressive.

Le parcours est majoritairement goudronné et comporte seulement environ 1 km de terrain non goudronné.

Privilégie :

  • une semelle suffisamment adhérente pour les éventuelles portions humides ;
  • un amorti adapté à ton poids et à ton niveau ;
  • une chaussure stable dans les descentes ;
  • un modèle que tu connais déjà.

La pire stratégie serait d’arriver le jour de la course avec une paire neuve.

Bâtons

Inutiles et interdits.

Même pour un coureur qui a l’habitude du trail, il faudra courir sans bâtons. L’organisation les interdit pour des raisons de sécurité liées au nombre de participants.

Gestion de course

La meilleure stratégie consiste à découper mentalement la course en plusieurs blocs.

KM 0 à 5 : contrôle

Cours avec une sensation de facilité.

Ne cherche pas à « prendre de l’avance » avant les difficultés.

KM 5 à 8,3 : montée

Oublie l’allure au kilomètre.

Utilise plutôt l’effort perçu ou la fréquence cardiaque pour contrôler ton intensité.

Une bonne montée doit être soutenue, mais tu dois pouvoir relancer ensuite.

KM 8,3 à 12,8 : gestion

Après le premier ravitaillement, tu vas progressivement te rapprocher du viaduc.

C’est un moment où l’excitation peut pousser à accélérer.

Résiste.

KM 12,8 à 15 : plaisir mais lucidité

Tu es au cœur du passage emblématique.

Profite du panorama, mais ne transforme pas la traversée en pause touristique si tu vises un chrono.

KM 15 à 18 : relance

La sortie du viaduc est un excellent moment pour retrouver une allure dynamique.

KM 18 à 23,7 : retour vers Millau

C’est la partie où une course bien gérée peut réellement payer.

Si tu as encore de la fraîcheur, la descente permet de relancer franchement.

Météo et conditions habituelles

La météo constitue un paramètre important.

La course a longtemps été organisée au printemps, avant d’être déplacée à l’automne à partir de 2024. Le climat de Millau peut donc réserver des conditions très différentes selon l’édition.

En septembre, il faut notamment anticiper :

  • une température potentiellement élevée ;
  • une exposition importante au soleil ;
  • un risque de déshydratation ;
  • du vent sur le viaduc ;
  • des variations sensibles de température entre le début de matinée et la fin de course.

Le viaduc constitue une portion particulièrement exposée. Même si la vallée semble protégée, les conditions ressenties peuvent être très différentes sur l’ouvrage.

L’expérience et l’ambiance

Les points de vue à ne pas rater

Le point de vue sur le Viaduc de Millau
Le point de vue sur le Viaduc de Millau

Le premier grand spectacle apparaît progressivement pendant les kilomètres qui longent le Tarn.

Le viaduc se dévoile ensuite au fur et à mesure de l’approche.

Mais le véritable moment « waouh » reste évidemment l’entrée sur le viaduc.

Tu quittes alors une course relativement classique pour te retrouver sur un ouvrage d’art exceptionnel, à environ 270 mètres au-dessus du Tarn. Le viaduc mesure 2 460 mètres dans chaque sens sur le parcours, soit 4 920 mètres de course sur l’ouvrage.

Depuis le tablier, le panorama permet d’embrasser la vallée et les paysages des Grands Causses.

Autre point remarquable : l’arrivée au Parc de la Victoire, au pied de la Pouncho d’Agast, falaise emblématique qui domine Millau.

Une ambiance différente d’un trail

Il faut aussi venir chercher à Millau une ambiance de course populaire.

La course rassemble des coureurs de niveaux très différents, des clubs, des entreprises, des groupes d’amis et des coureurs venus avant tout pour vivre l’expérience.

Les rues de Millau et les abords du parcours sont animés par les spectateurs, bénévoles et groupes musicaux. L’organisation revendique une véritable fête populaire autour de la course.

C’est aussi ce qui distingue la Course Eiffage du Viaduc de Millau d’une classique course sur route.

Tu peux y venir pour faire 1h20 comme pour profiter tranquillement de la traversée, dans la limite des barrières horaires.

Éco-responsabilité

L’organisation a engagé depuis plusieurs éditions une démarche visant à réduire l’impact environnemental de l’événement.

Parmi les mesures mises en avant :

  • des rampes à eau installées sur différents points du parcours ;
  • environ 35 000 bouteilles d’eau en plastique économisées en 2024 grâce à ce dispositif ;
  • l’arrêt de la production massive des tee-shirts coureurs, dont l’organisation estime que la fabrication et le transport représentaient une empreinte environnementale trop importante ;
  • l’utilisation en 2024 d’un groupe électrogène à hydrogène sur la ligne d’arrivée du parcours de 12,8 km.

Le règlement invite également les participants à respecter la faune, la flore et les espaces traversés, à limiter les déchets et à privilégier le covoiturage.

Sur le viaduc lui-même, le règlement interdit évidemment tout jet de déchets et impose le respect des installations de sécurité.

Historique et élites

Départ Féminines elites
Départ Féminines elites

La Course Eiffage du Viaduc de Millau a été créée en 2007 à l’initiative du groupe Eiffage, qui a financé et construit le viaduc et en assure l’entretien et l’exploitation. L’organisation est portée par l’association Course Viaduc Millau Aveyron Organisation, avec notamment le groupe Eiffage et la Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau, avec le soutien du Département de l’Aveyron, de la ville de Millau et de la communauté de communes Millau Grands Causses.

L’épreuve a connu une évolution intéressante : initialement pensée comme un événement unique en 2007, elle a rencontré un tel succès qu’une deuxième édition a été organisée en 2012. Elle s’est ensuite installée dans un rythme biennal.

Palmarès du 23,7 km

ÉditionAnnéeVainqueur hommesTempsVainqueure femmesTemps
1re2007Simon Munuytu / John Kyui1h22’58 »Joëlle Filaire1h42’18 »
2e2012Onesphore Nkunzimana1h21’03 »Margaret Waithera1h27’06 »
3e2014Stephen Ogari1h16’59 »Ayalew Yeshume1h27’01 »
4e2016Hassan Chahdi1h18’53 »Laurane Picoche1h28’27 »
5e2018Camilo Raul Santiago1h16’54 »Corinne Herbreteau1h32’58 »
6e2022Mykola Mevsha1h20’30 »Valentyna Veretska1h34’10 »
7e2024Michaël Bouche1h18’41 »Melody Julien1h27’47 »

Les résultats historiques sont ceux publiés par l’organisation. Pour 2014, les résultats disponibles confirment la victoire d’Ayalew Yeshume en 1h27’01 ».

Le record du parcours de 23,7 km reste celui établi en 2018 par Camilo Raul Santiago : 1h16’54 ».

Palmarès du 12,8 km

Le 12,8 km n’est pas une distance historique récurrente de la course. Il a été créé spécialement pour l’édition 2024, à l’occasion des 20 ans du viaduc de Millau.

Le principe était différent : après le départ à Millau, les coureurs effectuaient une traversée simple du viaduc avant une arrivée sur l’ouvrage, côté Larzac, puis un retour en navette vers Millau.

ÉditionAnnéeVainqueur hommesTempsVainqueure femmesTemps
1re2024Thibault Sierra48’53 »Sophie Mazouz1h03’11 »

La distance de 12,8 km n’étant pas reconduite dans le format 2026, il faut donc la considérer comme un format exceptionnel de l’édition 2024, et non comme une deuxième course permanente de l’événement.

FAQ SEO : questions fréquentes sur la Course Eiffage du Viaduc de Millau

Quelle est la distance de la Course Eiffage du Viaduc de Millau ?

La Course Eiffage du Viaduc de Millau en Aveyron fait 23,7 km. Le parcours présente environ 390 m de dénivelé positif et comprend une traversée aller-retour du viaduc, soit 4 920 mètres sur l’ouvrage.

Est-ce que la Course Eiffage du Viaduc de Millau est un trail ?

Non, au sens strict, la Course Eiffage du Viaduc de Millau est une course sur route et non un trail.

Le parcours est très majoritairement goudronné et ne comporte qu’environ 1 km de portion non goudronnée. En revanche, ses 390 m de dénivelé et son profil vallonné en font une course intéressante pour les coureurs habitués au trail qui souhaitent travailler leur vitesse sur route.

Combien de kilomètres court-on sur le viaduc de Millau ?

Les coureurs parcourent 4 920 mètres sur le viaduc, avec 2 460 mètres dans un sens puis 2 460 mètres dans l’autre. Le demi-tour se situe au milieu de l’ouvrage.

Quel niveau faut-il pour courir la Course Eiffage du Viaduc de Millau ?

La course est accessible à un large éventail de coureurs, mais il ne faut pas sous-estimer son profil.

Avec 23,7 km et 390 m D+, elle demande surtout une bonne endurance, la capacité à gérer des montées et à relancer après celles-ci.

Pour simplement terminer, l’objectif principal sera de gérer son effort et son alimentation tout en respectant les barrières horaires.

Pour viser un chrono, une préparation spécifique combinant endurance, seuil, côtes et travail de relance sera beaucoup plus pertinente qu’une préparation exclusivement orientée longue distance.

Les bâtons sont-ils autorisés sur la Course Eiffage du Viaduc de Millau ?

Non. Les bâtons sont interdits pour des raisons de sécurité liées notamment au nombre important de participants. Il est donc préférable de les laisser à la maison, même si tu les utilises habituellement sur tes trails.

Conclusion : faut-il faire la Course Eiffage du Viaduc de Millau ?

La Course Eiffage du Viaduc de Millau en Aveyron possède quelque chose que les chiffres ne peuvent pas complètement traduire.

Sur le papier, 23,7 km et 390 m D+ ne constituent pas un défi extraordinaire pour un coureur entraîné. Mais le parcours, lui, est exceptionnel : une montée vers le viaduc, près de cinq kilomètres sur l’ouvrage, la vallée du Tarn sous les pieds, puis une longue descente vers Millau.

Sportivement, c’est une course intéressante pour travailler la gestion de l’effort sur terrain vallonné, la capacité à relancer et la vitesse sur une distance intermédiaire.

Mais sa principale force est ailleurs.

La Course Eiffage du Viaduc de Millau est l’une de ces épreuves où le lieu fait partie intégrante de la course. Tu ne viens pas seulement courir 23,7 kilomètres. Tu viens courir sur un monument que l’on regarde habituellement depuis la vallée ou depuis l’autoroute.

C’est précisément ce qui en fait une course à part dans le calendrier running français.

Si tu l’as déjà courue, raconte-nous ton expérience : quel passage du parcours t’a le plus marqué ? La montée vers le viaduc, la traversée sur l’ouvrage ou la descente vers Millau ? Ton retour peut aider les prochains coureurs à préparer leur propre Course Eiffage du Viaduc de Millau.

Pour les informations pratiques susceptibles d’évoluer d’une édition à l’autre, notamment les dates, tarifs, horaires, modalités d’inscription, parcours et règlement, vérifie toujours les informations publiées par l’organisation avant ton déplacement.

Crédits photos : Aurélien Valatte

Greg Runner

Diplômé en Sciences du Sport (STAPS) et ancien pigiste pour La Voix des Sports, Grégory combine une expertise technique du matériel (affinée chez Adidas) et une solide expérience du terrain. Rédacteur et testeur running depuis plus de 15 ans, ce touche-à-tout décrypte l'actualité de la course à pied sous toutes ses formes. Des 10 km locaux aux exigences extrêmes du Marathon des Sables, du Semi de Paris aux sentiers techniques de l'UTMB, il transmet sa passion du dossard à travers des analyses rigoureuses et des tests sans filtre pour les passionnés de performance.

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