J’ai testé le Deuter Traick 9 : ce sac de trail ultra léger m’a surpris
Quand un sac de trail se fait oublier après plusieurs heures de course, c’est souvent bon signe. Avec le Traick 9, Deuter débarque sur le marché du trail avec une proposition différente : un gilet d’hydratation extrêmement léger, très respirant et pensé avant tout pour le confort.
Après plusieurs semaines d’utilisation sur des sorties allant de la séance d’une heure à son utilisation sur la Marathon du Mont Blanc, le Deuter Traick 9 montre une vraie personnalité. Léger, discret et remarquablement agréable à porter, il n’est pourtant pas exempt de quelques défauts qu’il faut connaître avant de passer à l’achat.
Deuter arrive sérieusement dans le trail
Connue depuis des décennies dans l’univers de la montagne, de la randonnée ou de l’alpinisme, Deuter possède un véritable savoir-faire dans la bagagerie outdoor. Avec la gamme Traick, la marque allemande s’attaque désormais au marché très concurrentiel des gilets d’hydratation.
Le Traick existe en version 5 litres et 9 litres. C’est cette dernière qui nous intéresse ici, un volume particulièrement polyvalent qui permet aussi bien de courir deux heures que d’aborder un ultra-trail.
Avec seulement 170 grammes annoncés, le Traick 9 figure parmi les modèles les plus légers de sa catégorie.
Une première prise en main très convaincante
Dès qu’on prend le sac en main, le premier mot qui vient à l’esprit est « souplesse ». Les matériaux utilisés sont particulièrement fins, extensibles et agréables au toucher.
Le tissu respirant inspire confiance malgré sa finesse. Les finitions sont soignées, aucune couture ne dépasse et l’ensemble donne immédiatement une impression de qualité.
Le design mérite également d’être souligné. Deuter propose des coloris originaux qui changent des traditionnels sacs noirs du marché.
Un confort remarquable sur le terrain
C’est clairement le point fort du Traick 9.
Une fois ajusté, le sac se fait rapidement oublier. Les tissus très souples épousent naturellement le corps et limitent fortement les points de pression.
Même lors des sorties longues ou par temps chaud, la respirabilité impressionne. Le dos chauffe peu et la sensation d’humidité reste limitée.
Le système de fermeture par élastiques remplace les traditionnelles sangles à clips. Après quelques minutes d’adaptation, il se révèle particulièrement efficace. Le maintien reste excellent et l’ajustement peut être modifié facilement en courant.
Sur les longues sorties, le Traick 9 procure cette sensation assez rare d’avoir un sac qui accompagne les mouvements plutôt qu’un sac qu’il faut supporter.
Des rangements intelligemment pensés
Le Traick 9 dispose d’un grand nombre de poches.
À l’avant, on retrouve deux emplacements pour les flasques, deux poches zippées et plusieurs compartiments extensibles pour la nutrition ou les petits accessoires.
À l’arrière, une grande poche permet d’emporter facilement veste, matériel obligatoire ou équipement supplémentaire.
L’accès aux rangements est particulièrement réussi. Même en courant, il reste simple de récupérer un gel, une barre ou un coupe-vent.
Le petit mousqueton intégré pour les clés ou une écocup est également une bonne idée.
Pour un sac de seulement 9 litres, la capacité de chargement apparaît excellente.




Un portage des bâtons modulable et vraiment intelligent



Deuter fournit plusieurs cordons élastiques avec le Traick 9, ce qui permet d’adapter le portage des bâtons selon ses habitudes de course.
Les bâtons peuvent être installés à l’arrière du gilet pour libérer totalement l’avant, mais il est également possible de les positionner à l’avant afin de les saisir rapidement pendant l’effort. Cette modularité est assez rare sur un sac aussi léger et permet à chacun de trouver la configuration qui lui convient.
Les différents points d’ancrage répartis sur le gilet offrent plusieurs solutions de fixation, que ce soit pour des bâtons pliables ou des modèles plus classiques. Deuter parle d’ailleurs de « cordons de fixation élastiques modulables », conçus aussi bien pour la compression du sac que pour le transport des bâtons.
Sur le terrain, le maintien s’avère convaincant une fois le système correctement installé. Les bâtons restent stables et ne génèrent pas de mouvements parasites.
Le seul véritable reproche concerne la prise en main initiale. Le système demande quelques minutes d’apprentissage et n’est pas aussi intuitif qu’un carquois classique. Une fois la bonne configuration trouvée, il devient en revanche très efficace et apporte une vraie polyvalence au Traick 9.
Les quelques limites du Traick 9
Aucun sac n’est parfait.
Le principal reproche concerne les poches à flasques. Elles apparaissent légèrement courtes avec certaines flasques de 500 ou 600 ml. Lorsque les flasques se vident, elles peuvent remonter légèrement pendant la course.
Le second point concerne le taillant. Le Traick possède une coupe ajustée et les tailles disponibles restent relativement limitées.
Enfin, certaines testeuses sur les réseaux et sur les web ont observé un maintien moins convaincant au niveau de la poitrine malgré les versions spécifiques femme.
L’utilisation d’une poche à eau peut également générer un léger ballottement dans le dos.
Mon avis sur le Deuter Traick 9
Le Deuter Traick 9 n’est pas le sac le plus technique du marché ni celui qui propose le plus d’innovations.
En revanche, il réussit quelque chose de très important : se faire oublier.
Son poids plume, sa respirabilité et son confort général en font un excellent compagnon pour les sorties longues, les trails de montagne et même l’ultra.
Si tu recherches un sac très léger, confortable et polyvalent, le Traick 9 mérite clairement sa place parmi les meilleurs gilets du moment.
Les traileurs qui utilisent de grosses flasques ou qui recherchent un maintien extrêmement verrouillé préféreront peut-être d’autres modèles plus structurés.
Mais pour la majorité des pratiquants, Deuter signe ici une première véritable réussite dans l’univers du trail. Je l’ai d’ailleurs utilisé avec plaisir et facilité lors de la chaude journée de ma course du Marathon du Mont Blanc.












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