Alcool et performance

Alcool et perfomance: ce qui faut savoir
Samedi soir, mariage de mes amis. Bien sûr, nous arrosons cela. Pour une fois, on va se tolérer un petit écart. Et puis un mariage, ce n’est pas tous les jours non plus. Bref, une soirée bien sympa, un moment bien convivial. Le lendemain est un peu plus difficile. Mais après tout, le dimanche, c’est le jour du repos, non?…

Mardi matin. On reprend les choses sérieuses. Une séance de VMA courte, soit 10 séries de 1 min à 100-105% de la VMA avec 30 secondes de récupération. Dur mais pas irréalisable. Surtout que j’ai fait cette séance la semaine précédente.
Oui, mais voilà, 72 heures après mon écart, j’en paie le prix. Résultat: dès la 4ème série, cela devient difficile. Et je ne vous parle pas de la dernière série que je termine au bout de 40 secondes, au lieu d’une minute.

En rentrant chez moi en petites foulées, des questions me trottent dans la tête. Combien de temps faut-il à l’organisme pour se remettre? Pourquoi l’alcool joue-t-il sur les performances?

Après quelques rapides recherches, je découvre des infos intéressantes.
En absence d’oxygène suffisant, nous entrons dans la phase d’anaérobie lactique. L’organisme dégrade alors les réserves de glycogène musculaires, ce qui produit des « déchets » qu’est l’acide lactique, sous forme d’ions H+ et de lactate. Pour augmenter la performance, il faut recycler efficacement ce lactate, au risque d’avoir une acidose trop élevée dans le muscle, ce qui stoppe le métabolisme d’anaérobie lactique. Nous n’utilisons plus les réserves de glycogène. On a alors l’impression de ne plus avoir d’énergie, d’avoir les jambes coupées.

L’alcool ralentit le recyclage du lactate. Du coup, nous épuisons plus vite notre capacité à utiliser les réserves de glycogène et la performance est ainsi dégradée.

Pour information, l’alcool peut avoir des effets négatifs jusqu’à 72 heures après la consommation.

Pas contre, pas de remède miracle pour revenir en pleine forme. Alors, comme dirait Jean-Pierre: Boire ou courir, il faut choisir…

14 commentaires

  1. J’aurais aussi pu rajouter « l’alcool, non. L’eau ferrugineuse, oui ! »
    Pas de soucis pour ta préparation marathon Greg, la course est encore loin.

    • Je suis tout à faire d’accord avec toi. Mais le dire, c’est bien, mais le fer, c’est mieux…
      Pour le marathon, je ne m’inquiète pas. J’ai juste eu impression que l’entrainement de ce matin était un coup d’épée dans l’eau…

  2. En général je fais une semaine de jeun d’alcool avant une compétition. Mais je prends note que 72H peuvent suffir 😀

  3. @Greg : j’ai une expérience très personnelle sur le sujet…

    http://runonline.wordpress.com/2007/05/19/alcool-et-running-jai-teste-pour-vous

  4. Les réserves de glycogènes sont principalement situées dans le foie. Pas étonnant qu’un foie intoxiqué par l’alcool n’ai pas un rendement optimal. Enfin, je suppose. Je ne suis pas un expert.

    Le problème doit se poser aussi au niveau de l’hydratation vu que l’alcool déshydrate très fort. C’est la cause de la gueule de bois.

    Personnellement, ça joue surtout sur mon envie de courir. Le lendemain, avec la barre au milieu du front et une fatigue chronique, j’ai rarement envie d’enfiler mes baskets.

    Dans le livre « Les Fondamentaux du cyclisme » de Christian Vaast, il y a tout un point sur l’alcool et l’effort.

  5. Comme je m’appelle Jean-Pierre, j’ai cru un moment que cet article m’étais adressé.:-)
    Dans tous les cas, je suis d’accord avec toi sur les 72 heures. J’en ai déjà fait les frais. Et perso j’arrête toute consommation d’alcool longtemps avant une course.

    • Haha! Pas du tout! 😉
      Oui, l’alcool met du temps à être éliminé et mieux vaut arrêter toute prise d’alcool une semaine voire 2 semaines avant une course.

  6. La consommation d’alcool, c’est comme la pratique du sport, il faut s’entrainer !
    Et faire du fractionné ! Des 30/30 dans un premier temps : 30% alcool, 30% jus et le reste avec de l’eau.
    Puis avec la pratique, diminuer la partie jus et eau…

    De l’entraînement donc, il n’y a que cela de vrai !! 😉

  7. En revanche courir le lendemain d’avoir bu force l’élimination plus rapide des mauvais effets… Je pense qu’on peut diminuer les 72 heures de recupération comme ça!

  8. J’ai testé et j’approuve ! Résultat : je ne bois pratiquement plus ! et tu sais quoi : ben en fait ça me va très très bien !

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